Dans la vie, vous avez ceux qui ne font jamais deux fois la même erreur et puis ceux qui vont la refaire 1000 fois histoire d’être bien sûr.
Vous êtes dans quelle catégorie  ?

Moi par exemple, combien de fois je me suis dit «Annissa, à partir de maintenant, tu ne racontes plus ta vie dans les chroniques !» je me suis tapée le coup de pression et tout. Si si je vous assure, je me suis ambiancée bien comme il faut et qu’est ce que je suis en train de faire là ? Je raconte ma life… c’est pathétique, je sais.

 

Vu que je suis lancée, je vais continuer sur le chemin du racontage de life pour vous parler d’une phrase que je déteste (oui oui, Annissa elle aime jamais rien)  non pas parce qu’elle est fausse, mais parce qu’elle n’est pas appliquée, donc au final, elle n’a aucun intérêt : «Faute avouée, à moitié pardonnée»

Quelle arnaque cette phrase !

 

Vous avez sûrement remarqué qu’on vous dit tout le temps ça quand vous vous apprêtez à faire une confidence mais que vous hésitez encore.

Curiosité oblige, la personne en face veut tellement savoir de quoi il s’agit qu’elle te balance ce vieux proverbe moisi pour te mettre en confiance, et toi, comme un bleu, tu tombes dans le panneau et tu commences à te confier.

Après la confession, qu’est ce qu’il se passe ? Et bien cette si jolie phrase, elle est oubliée.

 

On aime les belles petites phrases préchauffées comme ça, on les connaît par cœur, on aime ramener notre science en donnant ce genre de conseils mais quand il faut appliquer, ils sont où ? mais ils sont où ? mais ils sont où les Marsei…. désolée je m’égare là, ça me monte à la tête tout ça.

Mais le pire c’est que tu ne demandes même pas à être complètement pardonné, tu demandes juste la moitié du pardon qu’on t’a promis.

Mais oh ! T’as dis faute avouée, à moitié pardonnée ! Paye ta moitié de pardon au moins.

 

Franchement, ça ne vous énerve pas un peu vous ce principe qui nous pousse à ne jamais pouvoir faire d’erreur ? Ne jamais pouvoir se tromper ? C’est fou ça, on a quand même le droit de se planter un peu de temps en temps, non ?

Ah, et je vous prierais de répondre à mes questions quand je vous en pose 🙂

Vous croyez quoi, que je bosse pour le drapeau ? Que je m’amuse à vous poser des questions dans les chroniques pour que vous n’y répondiez pas ?

C’est vrai quoi, je vous fais pas un peu pitié là à me déchirer pour faire une introduction toujours en rapport avec le livre, je pioche dans le fin fond de ma mémoire pour faire remonter des souvenirs datant de l’époque où porter un T.shirt lc Waikiki était le summum de la mode et vous ne répondez même pas.

Ou alors ce que je peux faire, c’est relever le prénom de chacun d’entre vous et d’une chronique à l’autre, je vous intercepte par vos prénoms pour que vous répondiez.

Je vais réfléchir à ce procédé pour vous forcer à participer. La grosse honte pour vous, ça vous apprendra à me pousser à prendre des décisions radicales 🙂

Quant à ceux qui n’ont jamais posté de commentaires mais qui lisent quand même les chroniques, je ferais pareil mais avec vos adresses IP 😀

 

Vous devez penser que c’est une grosse erreur de ma part de vous provoquer comme ça juste pour vous faire participer. Oh ça va «Tout le monde peut se tromper».

Et oui, c’est le titre de ce livre qui est un essai sur l’erreur et je ne pense pas me tromper pour une fois en disant que nous sommes tous concernés par cela. même toi derrière ton pc.

Oui oui, j’ose te le dire, tu es concerné, mais t’inquiète, ton identité ne sera pas révélée tu peux dormir l’esprit tranquille.

 

L’auteur : 

Olivier Giroud-Fliegner est un docteur en philosophie. Il a publié un essai sur le bonheur : «A la bonne heure»

 

Le livre : Tout le monde peut se tromper : Essai sur l’erreur

Première partie : Le poids des apparences

Cette première partie tournera autour de la notion d’erreur, de toutes les sortes d’erreurs qui existent ainsi que les conséquences de chacune d’elles qui peuvent être plus ou moins graves.

Sera également expliqué le mécanisme d’une erreur.

Qu’est ce que l’on peut appeler une erreur et à partir de quel moment sait-on qu’on a fait une erreur.

 

Le tabou de l’erreur est fort, en commettre une est mal vu mais est-ce qu’on a vraiment le choix ?

Ne jamais se tromper n’est pas une chose possible pour nous les Hommes, le but sera donc de la dédramatiser.

Essayer de commettre le moins d’erreurs possibles en commençant par ne rien mettre de faux à la place du vrai puis à la suite de cela seront développés les 4 préceptes pour éviter de faire des erreurs, cependant est-ce que cette méthode garantit le manque d’erreur ?

 

Le risque d’erreur reste grand car l’usage de notre sensibilité et la façon dont elle est utilisée peut nous induire en erreur.

Il est difficile de ne pas se tromper lorsque les émotions et la sensibilité prennent le dessus dans la prise de décision.

 

Quant à Descartes, il confie que ce qui induit l’homme en erreur, c’est qu’il n’a pas la puissance infinie de juger. Ce qui l’empêche de toujours bien juger c’est bien sa condition d’être sensible et corporel imparfait.

 

Deuxième partie : Le prix de la vérité

Cette partie abordera les erreurs que les Hommes ont pu faire tout au long des siècles passés et particulièrement dans le domaine scientifique, un domaine qui regorge d’erreurs.

Tout au long de l’histoire de l’humanité, une erreur en a chassé une autre.

Connaître la vérité demeure un besoin même si l’erreur sera inévitable dans notre vie

 

Un chapitre nommé «Quand la terre était ronde» traitera des travaux de Galilée qui fut victime d’une erreur judiciaire alors qu’il a voulu sortir l’astronomie de l’erreur.

 

L’auteur nous expliquera en quoi l’erreur serait un passage obligatoire pour finalement trouver la vérité.

Faudrait-il donc attacher une grande importance à l’erreur ?

Ainsi, l’erreur serait utilisée pour mieux être écartée et c’est ce qu’on verra tout au long de la deuxième partie.

 

Troisième partie : Sauvez l’erreur

Cette dernière partie sera consacrée à l’acceptation de l’erreur dans certains domaines. On verra qu’il peut même arriver à ce que l’erreur puisse être volontaire et délibérée.

 

Les aspects moraux de l’erreur seront aussi développés. Par exemple, il peut arriver que d’un point de vue rationnel nous soyons dans l’erreur mais humainement proches de la vérité.

 

Un chapitre traitera de l’inconscient et ses manifestations qui peuvent heurter la logique et contourner l’obstacle de la déduction.

On verra que l’inconscient se cache derrière nos habitudes qui peuvent se révéler par des lapsus, actes manqués etc…

 

Qu’en est-il de la vision sélective. Est-elle propice à l’erreur ?

Le cas d’un peintre qui place son art sous le signe de l’accident sera abordé pour nous montrer la notion d’erreur et plus particulièrement : l’erreur visuelle.

Une tache non volontaire peut donner un tournant intéressant à une toile sans que cela ne soit prévu au départ.

 

Qu’en est t’il de l’erreur d’un point de vue esthétique ? Est-ce que l’erreur peut donner une dimension esthétique ?

L’erreur contribue aux plus merveilleuses comme aux plus viles réalisations de l’Homme.

 

Un livre qui nous confirme que l’erreur nous accompagne souvent. Il arrivera même que cette erreur nous mène vers le chemin de la vérité.

Se tromper OK, mais il ne faut pas avoir peur de l’admettre et c’est à partir de là que l’on sera capable de se corriger.

 

Je ne peux, en plus de ce livre, que vous conseiller la lecture de cet article qui apporte un éclairage différent mais toujours sur le sujet de l’erreur :

Pourquoi a-t-on peur de l’échec alors que c’est l’un de nos alliés ?

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Notre avis personnel :

 

Les – :

  • J’ai trouvé dommage que le livre ne parle pas plus de l’erreur dans notre quotidien. Il aborde plus la notion d’erreur dans le domaine scientifique et juridique. Cependant, cela n’enlève rien au contenu qui reste, malgré cela, intéressant.

Les + + :

  • Très facile à lire.
  • Un bon rappel sur les erreurs scientifiques qui ont eu lieu par le passé. Cela nous montre qu’aucun domaine n’est épargné par l’erreur.

 

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