Enorme Best-Seller mondial paru en 1989, vendu depuis à plus de 15 millions d’exemplaires et traduit en 38 langues, je le connaissais, bien évidemment de réputation depuis plusieurs années, pourtant je ne l’ai lu qu’en ce début 2016, comme quoi, vous ne pouvez tirer le meilleur d’un livre que lorsqu’il croise votre chemin au moment où il devait le croiser 🙂

Et le moins que je puisse en dire, c’est qu’il est clairement le genre de livres qui vous fait changer de trajectoire de vie 😉

Réussir ce que l’on fait, voilà le désir de tout un chacun parmi nous, nous recherchons la réussite dans nos études, notre carrière, notre couple, l’éducation de nos enfants, notre vie familiale, sociale, physique, intellectuelle, spirituelle et j’en passe, n’est-ce pas ?

Quelle est donc la recette de la réussite ? comment font les gens qui réussissent ce qu’ils font ? Hasard ? Ils étaient là au bon moment au bon endroit ? C’est le fruit d’un coup de génie ponctuel ?

Stephen Covey résume la réponse en cette phrase clé :

La réussite ne s’atteint pas avec des recettes d’un jour. Elle se construit peu à peu sur des principes justes et immuables.

Je crois que c’est la ligne conductrice de tout le livre ; c’est tous les jours que l’on construit sa réussite (ou son échec) ; c’est dans plein de petites choses de la vie quotidienne que les bonnes habitudes se prennent et qui, à terme, engendrent la réussite.

L’auteur : Stephen, R. Covey

Diplômé en MBA de Harvard, il était (mort en 2012) professeur à l’école de commerce Jon M. Huntsman de l’université d’Etat de l’Utah, homme d’affaires, consultant en management auprès des entreprises, conférencier et auteur de plusieurs ouvrages à succès, dont le plus remarquable reste incontestablement celui que je présente aujourd’hui : Les 7 Habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent.

Le livre : Les 7 Habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent

7-habitudes-coveyPremière partie : PARADIGMES ET PRINCIPES

C’est un passage très important du livre, en tout cas, celui qui donne le ton et invite le lecteur à un changement de point de vue, parfois un simple changement d’angle de vue provoque de gros changements de nos vies.

La notion clé développée ici est celle de l’éthique du caractère Vs l’éthique de la personnalité.

L’auteur nous fait le point sur la littérature des 200 dernières années sur le sujet de « la réussite », il en ressort avec le constat suivant :

La littérature des 50 dernières années prônait l’importance d’une image sociale, d’une bonne communication, en somme d’une bonne personnalité positive et influente, tout cela à coup de techniques et de stratégies bien ficelées. C’est cela que l’auteur appelle l’éthique de la personnalité.

Celle des 150 premières années, pour justifier la réussite, mettait tout au contraire l’accent sur l’intégrité, l’humilité, la fidélité, la justice, la patience, la modestie, la croyance … en somme sur le caractère profond de l’individu, d’où l’éthique du caractère.

Vous l’aurez compris, dans le cas de la personnalité le changement est superficiel, voire artificiel, dans le cas du caractère le changement, et donc la réussite qui en découle, sera profond et pérenne. Sans éliminer la réussite « extérieure » (publique) de son développement, l’auteur nous invite à envisager les choses dans un autre sens, partir de la réussite « intérieure » (personnelle) vers ce qu’il appellera plus tard dans le livre « la victoire publique ».

La deuxième idée importante de cette partie est que les 7 habitudes (qui seront développées dans ce livre) se construisent, comme l’on peut s’en douter, dans l’éthique du caractère, et reposent sur des

[… principes, des lois naturelles tout aussi vraies et immuables que les lois de la gravité].

J’ai vraiment aimé cette approche consistant à dissocier les 2 paradigmes (les 2 façons de voir la réussite), et je ne pouvais qu’être d’accord avec l’auteur sur le caractère séduisant de l’éthique de la personnalité, en effet, si l’on fait attention, nous vivons dans un monde submergé de techniques, de solutions pour bien gérer, bien diriger, bien communiquer, bien négocier, bien vivre son couple, bien éduquer ses enfants, etc. Les solutions proposées semblent tellement simples et rapides que l’on se jette dessus à bras ouverts.

Mais à y regarder de près, cette approche ne nous changera pas, à l’intérieur de nous mêmes, pour autant. Le meilleur des communiquants (ayant donc appris plein de techniques de communication positive et chaleureuse) peut être, en dehors de la nécessité de faire usage de ses techniques, une personne froide, hautaine et méprisante. Tant que notre démarche sera une démarche de « productivité » et non une démarche basée sur des principes justes et intègres, notre réussite sera illusoire.

Bref, c’est une partie du livre très enrichissante avec pas mal de changements de perceptions et de paradigmes en perspective 😉

Enfin, l’auteur nous définit les habitudes comme le point de rencontre de la connaissance (que faire et pourquoi le faire), du savoir-faire (comment le faire) et du désir (vouloir le faire) et nous présente le modèle des 7 habitudes en 3 étapes majeures :

paradigme-des-7-habitudes

 

Deuxième partie : LA VICTOIRE INTERIEURE (PRIVEE) 

Habitude n°1 : Soyez proactifs (PRINCIPES DE PERCEPTION INDIVIDUELLE) 

Posons nous la question suivante : L’image que nous avons de nous-mêmes, est-elle le reflet de notre propre conscience de nous-mêmes, ou au contraire, elle est le reflet de l’image que nous renvoie notre environnement ?

Et bien il y a des gens comme ci et des gens comme ça 🙂

Ce que l’auteur appelle « le reflet du miroir social » est d’une importance capitale, car de ce postulat vont dépendre beaucoup de choses, comme par exemple la tendance à la « réactivité » ou à la « proactivité ».

Comme on le sait, satisfaire autrui est un objectif inatteignable, alors au lieu de construire sa vie en « réaction » au « miroir social », on ferait mieux de se construire autour de NOTRE propre perception de nous mêmes. Cela implique forcément un travail sur soi pour modifier ses représentations.

L’auteur modélise la différence entre les personnes « réactives » et « proactives » d’une manière très simple à comprendre.

Nous avons tous 2 cercles : un cercle d’influence (les choses qui relèvent de nous mêmes et sur lesquelles nous avons un certain contrôle) et un cercle de préoccupations (les choses qui nous proviennent de l’environnement et sur lesquelles nous avons peu voire pas de contrôle du tout).

De toutes façons nous avons que très peu de contrôle sur  notre cercle de préoccupations, alors pourquoi s’en préoccuper lol ? On devrait plutôt orienter  nos ressources, notre énergie, notre temps et tous nos efforts vers notre cercle d’influence, car ce sont bien les choses sur lesquelles je peux vraiment agir. Et là où c’est intéressant c’est que l’auteur nous schématise les 2 cas de figure :

  • Celui de la personne « proactive » qui agit sur son cercle d’influence jusqu’à le faire « grossir » et déborder sur celui des préoccupations, l’énergie positive ainsi produite profitera également aux choses sur lesquelles nous n’avions, initialement, pas de contrôle.

cercle-dinfluence

  • et celui de la personne « réactive » qui agit sur son cercle de préoccupations (mais comme elle a peu de contrôle dessus, et bien elle récoltera déceptions, frustrations et échec), cette énergie négative ainsi produite atteindra le cercle d’influence et le réduira encore plus qu’il ne l’était.

cercle-de-preoccupation

Les éléments qui nous proviennent de l’environnement ne nous condamnent pas à UNE REACTION déterminée, si l’on ne choisit pas forcément ce qui nous tombent dessus de l’extérieur, nous avons, encore heureux lol, la possibilité de choisir notre « réaction ».

Deux personnes qui viennent de vivre exactement la même situation difficile (le décès d’un proche par ex) peuvent y réagir de 2 manières différentes. L’une peut relativiser en se rappelant tous les moments positifs vécus avec le défunt et la joie que ça lui a et continuer à lui procurer. L’autre peut passer des mois, voire des années à se remémorer la douleur de cette perte tombant dans la déprime lorsque ce n’est pas carrément de la dépression.

Dans les 2 cas, la préoccupation est la même (la douleur de la perte d’un proche), mais pour la première personne l’action a été portée sur le cercle d’influence (si je n’ai aucun contrôle sur le décès de ce proche, j’ai la chance d’avoir du contrôle sur mon ressenti et ma réaction à cela). La seconde personne, elle, a fait le choix de se laisser submerger par la préoccupation jusqu’à peut-être réduire son cercle d’influence initial.

En gros, il y a toujours des gens qui ruminent les événements qui leur arrivent (les réactifs) et il y a ceux qui tirent toujours profit de ces mêmes événements sachant très bien rebondir (les proactifs), c’est un peu ça l’idée principale de ce chapitre, et bien sûr beaucoup d’exemples et d’anecdotes concrètes pour faire intégrer ce concept.

Il y a toujours ce que notre conditionnement social (les schémas que l’on a intégré via l’éducation reçue) nous dicte de faire dans telle ou telle situation, et il y a notre propre sens de l’initiative qui nous fait adopter des alternatives

Habitude n°2 : Sachez dès le départ où vous voulez aller (PRINCIPES DE LEADERSHIP INDIVIDUEL)

C’est en quelque sorte notre mission principale, notre légende personnelle (clin d’oeil aux amateurs de l’Alchimiste 😉 ), l’objectif ultime de notre vie pour lequel et vers lequel tout ce que l’on fait doit mener. Pas facile je vous l’accorde.

Pour cela, l’auteur nous propose un exercice simple, mais ma foi, très efficace.

Il nous propose la chose suivante :

Faites le vide dans votre esprit. Imaginez : vous assistez à l’enterrement d’un être cher ….. Vous voyez les visages de la famille et des amis. Vous ressentez la peine, partagée par tous, d’avoir perdu quelqu’un, la joie aussi d’avoir connu cette personne. Vous vous avancez dans la pièce et , lorsque vous vous penchez sur le cercueil, vous vous trouvez face à vous-même. C’est à votre propre enterrement que vous assistez.

Maintenant réfléchissez bien : Que voudriez-vous que chacune d’entre elles [les personnes présentes à votre enterrement] dise de vous ? Quelle sorte d’époux, d’épouse, de père ou de mère souhaiteriez-vous que reflètent leurs mots ? Quel fils, fille ou cousin/cousine ? Quel genre d’ami(e) ? Quel(le) collègue de travail ? Quel caractère aimeriez-vous qu’ils aient trouvé en vous ? Quelle action, quel succès voudriez-vous qu’ils se rappellent ? Quel est le petit « plus » que vous souhaiteriez avoir apporté dans leur vie ?

Sincèrement, je vous invite à faire sérieusement cet exercice, ça ne vous prendra que quelques minutes mais vous fera un grand bien.

C’est ce qui va orienter nos choix de vie, ce sera notre moteur interne, notre source de motivation, notre remède contre les obstacles de la vie … autrement, nos actions seront au mieux sans destination claire et au pire totalement désorientées. Et comme disait Sénèque :

Il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va

L’autre idée principale de ce chapitre que toute chose naît 2 fois, d’abord une naissance « spirituelle » et ensuite une naissance « physique », c’est simple vous allez le voir 🙂

Toute action (projet, idée, parole …) naît une première fois dans notre tête, la seconde c’est lorsqu’elle prend une dimension physique et matérielle. Vous êtes sur le point de vous marier, la cérémonie de mariage est d’abord créée dans votre esprit (vous visualisez déjà dans votre esprit la salle, la déco, le repas, les personnes présentes ….) et le jour où ça prend forme, et bien ce sera la seconde naissance de votre fête de mariage 🙂

La même logique s’applique à la création d’une entreprise, à l’éducation des enfants (on visualise déjà notre métier de parents avant d’en avoir) …

C’est une réalité importante que nous devons intégrer dans notre cheminement. Pourquoi donc ? Pour la simple et bonne raison que la première création dépend de nous (enfin si on a bien intégré l’habitude 1 lol), c’est très interne, très profond, cela touche à nos représentations et à nos paradigmes, personne n’interfère avec nous dans cette première naissance, nous en sommes responsables, cela relève de notre cercle d’influence.

En quelques sortes, la 2ème naissance de nos actes (physique donc) dépend de la première (dans nos têtes), et cette dernière dépend de notre cercle d’influence, donc de nos paradigmes et représentations personnelles, en somme de NOUS-MÊMES.

L’habitude 1 nous apprend que nous sommes responsables de nos propres vie (c’est pas la faute aux autres), l’habitude 2 nous apprend que nous pouvons créer (par nos choix) notre trajectoire en tenant compte de NOTRE vision, de NOTRE mission personnelle, NOTRE objectif noble et ultime (souvenez-vous, ce que nous aimerions que les personnes présentes à notre enterrement disent de nous 😉 )

La vision est le cadre de référence par lequel on examine tout. Chaque jour doit être une contribution efficace à la réalisation de notre vision.

Habitude n°3 : Donnez la priorité aux priorités (PRINCIPES DE GESTION INDIVIDUELLE)

Petit exercice vite fait à réaliser avant de continuer la lecture de cette chronique lol. Répondez rapidement aux 2 questions suivantes :

Quelle activité pourriez-vous entreprendre (que vous ne faites pas déjà) qui, si vous l’accomplissiez régulièrement, apporterait un changement positif de poids dans votre vie privée ?

Et

Quelle activité produirait des résultats similaires dans votre vie professionnelle ?

Passons à la suite 🙂

Dans ce chapitre il sera question, pour faire simple, d’organisation et d’efficience.

L’auteur nous rappelle que l’ensemble de nos actions (la concrétisation de notre vision en actes) rentrent forcément dans l’une des 4 cases de la matrice d’Eisenhower :

matrice-eisenhower

Le cadre I consomme beaucoup de temps aux gens inefficaces (vous l’aurez compris, les personnes réactives), ça se comprend en même temps. Ces personnes se laissent guider par les événements, ils n’ont pas de vision (de mission personnelle claire, voire pas du tout), et par conséquent, leur gestion des priorités ressemble plus à une réaction en catastrophe à l’égard des événements qu’à une réaction planifiée. Vous les reconnaissez, elles sont toujours en manque de temps, entrain de courir derrière des tâches « urgentes » … Leur vie est une interminable gestion de crises 🙂

D’autres personnes se situent dans le carde III se mettent en situation de devoir réagir à des urgences mais qui ne sont pas importantes, souvent on retrouve dans cette catégorie les personnes qui répondent aux urgences et aux choses importantes des autres.

Nous avons aussi le cadre IV, c’est la catégorie des oisifs, ceux qui font et réagissent à ce qui n’est ni urgent ni important 🙂

Le carde II c’est l’habitude des gens efficients, ils sont plus dans l’importance des choses à réaliser que dans l’urgence car ils construisent leur réussite doucement et sur du long terme, pas dans l’immédiateté qu’exige une situation urgente.

L’une des règles de base pour avoir une bonne gestion de son temps (et pas se retrouver en dehors du cadre II) est de savoir dire NON 🙂

Pour bien gérer son cadre II, Covey nous préconise de mettre en place une programmation hebdomadaire des tâches à réaliser en tenant compte de ces 4 facteurs :

 

  • Identifier les rôles qui exigent de notre part un investissement régulier, si je prends mon exemple ce sera principalement mes rôles  : de croyant, d’époux, de père, d’entrepreneur, de blogueur, d’acteur associatif, de conférencier, de formateur et de voyageur 🙂

  • Sélectionner les résultats et objectifs importants pour chacun de nos rôles

  • Organiser tout ça sur la semaine en tenant compte, bien évidemment, de la mission personnelle, de la vision.

  • L’adaptation quotidienne : savoir revoir l’ordre de ses activités en fonction des aléas et s’adapter aux imprévus.

Une dernière petite (grande) chose est de déléguer toutes les fois où cela est possible, déléguer une tâche (surtout des cadres I et III) c’est plus de temps pour nous pour une tâche du cadre II 😉

Juste un petit truc, souvenez vous de vos réponses aux 2 questions du début de cette partie, il y a de fortes chances qu’elles fassent partie du cadre II (ô combien abandonné lol)

Troisième partie : LA VICTOIRE PUBLIQUE

Les paradigmes de l’interdépendance

La victoire publique ne peut avoir lieu que si l’on a déjà remporté une victoire privée, cette dernière naît naturellement des 3 premières habitudes : Je suis responsable de ma vie (habitude 1), par mes choix je décide où aller et je poursuis ma légende personnelle (habitude 2) en concrétisant tout cela en actions physiques (habitude 3).

Il y a l’idée qui dit que notre valeur réside dans nos actions (on est jugé selon ce qu’on FAIT) et l’autre qui dit que l’on est jugé selon ce que l’on EST.

Souvenez vous de la première partie où il avait été question de l’éthique de la personnalité et celle du caractère. Nous sommes ici dans cette même logique.

Ce que nous FAISONS peut être le fruit d’actions bien maîtrisées (discours bien rodés, techniques bien apprises, astuces bien exécutées …), on prendra ici l’exemple du très bon vendeur qui connait très bien son produit, connait les bons arguments, les contre-arguments de vente, communique bien, en somme, il sait vendre. Peut-on pour autant déduire son caractère profond ? Peut-on par exemple dire qu’il s’agit d’une personne intègre, droite, loyale, sincère, chaleureuse, aimante, serviable …. ? C’est généralement l’idée inverse que l’on se fait d’un vendeur 🙂

Pourtant du point de vue « Faire », il a été excellent, mais du point de vue « Être » cela peut être différent, et c’est cette dernière dimension qui représente notre VRAIE valeur.

C’est la première fois, pour moi, que je lis un livre de développement personnel où l’auteur ne nous vend pas des recettes basées sur le résultat : impressionner, convaincre, influencer, manipuler et obtenir ce que l’on désire. Là où j’ai eu de l’admiration envers Stephen Covey c’est qu’il met en valeur l’importance de travailler et de développer son caractère AVANT de développer sa technique et ses compétences, développer son « caractère » avant sa « personnalité ».

Mais alors, concrètement, on fait comment ? 🙂

LE COMPTE AFFECTIF

C’est un joli concept, on le sait tous au fond de nous mêmes, mais Covey a eu le mérite de bien dire les choses 🙂

Il s’agit d’une sorte de compte émotionnel que l’on possède tous auprès d’autrui, on le crédite avec les bonnes choses et il se débite par les mauvaises.

Notre compte, envers une personne, est créditeur lorsque l’on est bon, honnête, loyal, reconnaissant, compréhensif … envers elle. Il devient débiteur lorsque l’on fait plus de retraits que d’émotions disponibles 🙂 Les retraits se font en raison d’une malhonnêteté de notre part, d’un mensonge … Dans ce cas, l’on peut très difficilement engager une communication positive car nous sommes déficitaires. Ce que j’ai trouvé intéressant dans ce passage sont les applications présentées par l’auteur dans le domaine professionnel mais également familial (notamment conjugal et éducatif).

Ici l’idée, avant presque tout, pendant et tout au long de notre relation avec autrui, il convient d’alimenter régulièrement son compte affectif (une sorte d’épargne pour les jours où certains retraits seront inévitables). Dans le domaine conjugal, on sait que quoi qu’on en pense, il arrivera des jours difficiles dans notre vie de couple, et bien si les comptes étaient créditeurs et que les retraits pas énormes, le couple s’en sortira 🙂 mais si au contraire, les comptes étaient déjà débiteurs et qu’en plus de ça on procède à des retraits importants c’est la crise inévitablement.

Covey nous propose 6 catégories de versements possibles sur nos comptes affectifs 🙂 (les actions qui créditent très bien nos comptes)

  1. Comprendre l’autre : la meilleure des 6 catégories, si vous ne comprenez pas l’autre, comment savoir si ce que vous faites un versement ou un retrait du point de vue de l’autre ? Vous pouvez parfaitement faire une chose en pensant créditer votre compte affectif alors que vous êtes en réalité entrain de le débiter 🙂
  2. Les petites attentions font les grandes relations : de même que les petites inattentions font les grands retraits
  3. Tenir ses promesses : C’est un versement de qualité que l’on fait sur son compte, cela se traduit par de la confiance (avec une haute valeur affective auprès des gens qui nous entourent)
  4. Exprimer clairement ses attentes : cela induit du courage, de la véracité et l’authenticité de la relation
  5. Cultiver son intégrité personnelle : l’un des moyens de prouver son intégrité est de rester loyal envers les absents et les défendre en cas de besoin. Cela nous fait gagner la confiance des présents
  6. S’excuser quand on se trompe : nous restons des humains, et même avec la meilleure volonté du monde il nous arrivera de commettre des erreurs envers les autres, cela peut nous causer d’importants retraits SAUF si on s’en excuse sincèrement, qu’on répare nos tords, bien au contraire, l’erreur en question peut se transformer en un magnifique versement sur notre compte 🙂

Habitude n°4 : Pensez Gagnant/Gagnant (PRINCIPES DE LEADERSHIP INTERACTIF)

C’est un gros gros changement de perception dans la vie. La majorité des gens entament des relations en mode Gagnant/Perdant (mon gain est synonyme de perte pour l’autre), d’autres en mode Perdant/Gagnant (pas grave si je perds, faut pas que je déçoive l’autre), d’autres encore en mode Perdant/Perdant (je m’en moque, quitte à perdre faut que tout le monde perde lol), et très rares sont les personnes qui envisagent leurs relations en mode Gagnant/Gagnant.

Pourquoi est-ce si difficile d’envisage du gain pour tout le monde ? Parce qu’on a du mal avec l’idée selon laquelle il y en a assez pour tout le monde 🙂

Toutes ces catégories sont détaillées dans ce chapitre avec plein d’exemples.

Habitude n°5 : Cherchez d’abord à comprendre, ensuite à être compris (PRINCIPES DE COMMUNICATION)

Le mot d’ordre ici est l’empathie. Très souvent on écoute pour répondre, si l’on écoutait sincèrement pour « comprendre », la qualité de notre communication s’en ressentirait et in fine la qualité de nos relations. Si vous êtes familiarisés avec la CNV (communication non violente), avec l’écoute active, l’empathie … cette partie ne vous apportera pas grand chose (hormis les illustrations et les applications).

Habitude n°6 : Profitez de la synergie (PRINCIPES DE COOPÉRATION CRÉATIVE)

Dans une relation d’interaction, la synergie est une sorte d’émergence d’une 3ème option, une 3ème alternative, qui n’est ni ce que VOUS vous avez prévu ni ce que L’AUTRE a prévu, une sorte de 1+1=3 🙂

Pour faire simple, nous sommes souvent piégés et prisonniers de ce que l’on a déjà planifié, cet emprisonnement nous empêche d’envisager autre chose, comme si notre cerveau gauche (responsable de la partie rationnelle) refusait catégoriquement de céder au cerveau droit (responsable des émotions). Emotions, pourtant, pouvant parfois générer de merveilleuses choses et de merveilleux résultats.

Prenons un exemple.

Je suis sûr que vous avez déjà eu des profs qui, dès que l’interaction avec les étudiants les incitaient à sortir du cadre prévu pour le cours, se sentaient dépassés et exigeaient que l’on revienne au « cadre ». Ce genre de profs (je peux comprendre la pression du programme) passent malheureusement à côté de beaucoup de choses merveilleuses issues de la synergie qu’ils pouvaient vivre avec leurs étudiants.

D’autres profs, j’ai eu la chance d’en avoir, partent de l’interaction avec leurs étudiants pour aller là où la synergie les y emmenaient, en s’autorisant de sortir du cadre (des sentiers battus), ils découvraient d’autres possibilités, d’autres angles de vue, parce qu’ils étaient convaincus que 1+1=3 🙂

Un de mes profs à la fac nous a dit une fois : à chaque nouvelle année universitaire, je me demande ce que mes étudiants vont m’apprendre. Cela change radicalement du prof qui, dès le début d’année sait ce qu’il va projeter comme diapos à quelle date lool

Prenez cet exemple et appliquez le à tous les domaines de la vie.

La synergie apporte beaucoup plus de satisfaction et d’expériences émotionnelles. Elle permet d’atteindre des buts inimaginables initialement car elle part du principe que le tout est plus grand que la somme de ses parties 🙂 MAIS elle exige un affranchissement de ses schémas prédéfinis et une certaine prise de risque (qui vaut le coup).

Les personnes efficaces, savent reconnaître leurs limites, elles ont la modestie d’admettre la non exhaustivité de leurs perceptions et s’ouvrent donc naturellement à celles des autres, les interactions synergiques leur procurent même du plaisir.

Habitude n°7 : Aiguisez vos facultés

On a beau avoir développé les 6 premières habitudes, il nous est « nécessaire » de les aiguiser, en d’autres termes, les entretenir. C’est l’habitude d’être en amélioration continue. Un bon producteur n’oublie jamais d’aiguiser et d’entretenir ses outils de production. En ce qui nous concerne ici, l’outil principal de notre réussite est … nous-mêmes 🙂

Ainsi, notre entretien, (notre amélioration continue) devra concerner les sphères :

  • Physique : cela concerne la santé, le sport, la nutrition, en somme notre hygiène de vie
  • Spirituelle : les grands succès se construisent dans ce qu’il y a de plus profond chez l’Homme : son âme. L’introspection, la méditation, les prières, les lectures inspirantes sont autant d’outils qui nous aident à « aiguiser » notre âme
  • Mentale : on aurait pu dire « intellectuelle » aussi. Malheureusement, la majorité des gens associent « développement de l’esprit » et « école », et dès l’entrée dans le marché du travail, on a tendance à laisser mourir son cerveau 🙂 . Les personnes les plus efficaces lisent, et beaucoup même, elles écrivent aussi. Attention, lorsqu’on parle de lecture, ce n’est pas les quelques articles à emporter (take away lol) que l’on croise sur le net (voire sur les réseaux sociaux) qui améliorent notre esprit mais les grandes oeuvres, les grands ouvrages.
  • Sociale/Emotionnelle : Le lien entre nos émotions et notre vie sociale est vraiment étroit. Nos émotions sont une réaction à nos interactions sociales. Notre succès ne pourra pas être global s’il a lieu dans l’intimité de notre « individualisme ».

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Notre avis personnel :

Les – :

  • Je n’en vois franchement pas 🙂

Les +++++ :

  • C’est un livre super pratique avec un tas d’exercices et de suggestions d’actions
  • L’auteur nous permet vraiment de nous projeter dans ce qu’il avance grâce aux multiples anecdotes et témoignages de situations réelles
  • Se lit très facilement dans un vocabulaire très simple
  • Les concepts abordés se rejoignent et se renforcent tout au long de la lecture, on ne risque pas de les oublier 🙂
  • Ça change des livres qui nous vendent des solutions rapides, ici, c’est la réussite lente et profonde qui est promue

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