[Introduction By Sami] L’Alchimiste, alors pour faire simple, il fait partie de mon TOP 10 des meilleurs livres toutes catégories confondues (il est même l’unique livre de ce classement écrit par un non musulman ). Pour moi il est même N°1, et de très loin, de la catégorie « Romans ».

Et puis lorsque vous avez un livre vendu à plus de 65 millions d’exemplaires en 59 langues dans 150 pays, vous vous dites qu’il vaut quand même la peine d’être lu et autant vous dire que sur Autour Du Livre on s’est presque battu pour savoir qui parmi nous allait le chroniquer 😉

Pour tout vous dire, Annissa m’avait invité à lire l’Alchimiste il y a plus d’an, invitation que j’avais férocement refusée lol, des romans, je n’en avais plus lu depuis une bonne quinzaine d’années. J’estimais, et j’estime toujours d’ailleurs, qu’étant donné mes occupations, lire un roman n’est pas très efficient : le temps que je mettrai à lire un roman je ferais mieux de le consacrer à une lecture plus académique et plus en lien avec mes activités.

Depuis cette invitation refusée, on ne cessa, vainement, de me mettre la pression pour que je le lise.

Puis un jour, Hind (mon épouse) me dit : s’il te plait, rends moi service : lis l’Alchimiste !

Bon ok vous avez gagné je vais le lire votre bouquin, ok c’est bon ? on peut passer à autre chose ? lol

Cela tombait bien, j’allais au Maroc et m’étais dit que ça m’occuperait bien durant mon vol. Et là, je fus absorbé d’un trait jusqu’à le terminer en quelque chose comme 4h. Le jour là, je compris pourquoi on avait tant insisté pour que je le lise. Le chroniquer sur Autour Du Livre sonnait comme la plus naturelle des évidences.

Chroniquer un roman on ne l’avait encore jamais fait sur le blog, pour l’Alchimiste ce fut encore plus compliqué. Comment allions-nous nous y prendre ? Qui allait le chroniquer ? L’idée d’organiser une bataille de chroniques m’avait même effleuré l’esprit au même titre que l’idée de proposer exceptionnellement 4 chroniques différentes de ce livre. C’est pour vous dire à quel point ce livre m’a chamboulé 🙂

Puis au final, c’est moi qui introduis le livre et je vais laisser Annissa, ci-dessous, vous le présenter à proprement parler. Hanifa aussi aura son mot à dire sur ce chef d’oeuvre, elle pour qui, comme moi, lire un roman relève presque du miracle 😀

L’auteur :

Paulo Coelho est né en 1947 à Rio de Janeiro. Adolescent rebelle dans une famille conservatrice et étudiant contestataire plusieurs fois emprisonné sous un régime dictatorial, il devint parolier d’une des plus grandes stars du rock des années 70 au Brésil, Raul Seixas. L’Alchimiste, paru en 1988 au Brésil, est devenu un best-seller mondial aujourd’hui traduit dans 59 langues et publié dans 150 pays. Il a reçu de nombreux prix internationaux prestigieux et est membre de l’Académie des lettres brésilienne depuis 2002. Derrière l’écrivain, on trouve un homme qui aime lire et voyager, qui apprécie les ordinateurs et Internet, la musique, le football, qui aime se promener et qui pratique le Kyudo – une discipline qui allie la pratique du tir guerrier et l’apprentissage de la méditation.

 

Le livre : L’Alchimiste (By Annissa)

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Je vais faire différemment pour ce livre et je vais donner le titre dès maintenant car il est lui même différent. Il est lui, il est pas comme les autres, il est l’exception qui confirme la règle, il est « l’Alchimiste » de Paulo Coelho.

Vous connaissez sans doute le fameux jeu « si tu étais un animal lequel serais-tu ? etc … » J’ai jamais réussi à le faire ce truc, mais si on m’avait demandé « si tu étais un roman, lequel serais-tu » je me serais levée sur une chaise et j’aurais crié avec toute l’assurance qu’il peut y avoir en une personne «  L’Alchiiiiiiiiiiiiimiste  »

Est-ce qu’on commence à se rendre compte de combien je l’aime ce roman ou toujours pas ? Attendez je continue vous allez voir jusqu’où ça peut aller.

Bah quoi c’est pas parce que j’ai dit au début que j’allais faire différemment pour ce livre que ça voulait dire que j’allais pas encore raconter ma vie ^^

Par exemple, à chaque fois que je le vois dans un magasin ou autre je l’achète même si je l’ai déjà.

Aujourd’hui j’ai chez moi huit + un exemplaires de l’Alchimiste.

Ce + un qui représentera la première fois ou je l’ai vu et acheté. C’était à la librairie proche de mon lycée. Alors que j’étais venue pour acheter un livre de Maupassant que la prof de français nous avait demandé de lire, je sais pas pourquoi mais j’ai acheté « l’Alchimiste », ce livre au titre pas terrible.

J’étais venue pour le Horla et voilà que j’étais repartie ce jour là avec ma plus belle découverte en matière de romans

Alors c’est vrai, un livre avec un tel titre c’est pas terrible et pas du tout accrocheur, sérieusement, qui irait acheter un livre qui s’appelle « L’Alchimiste » ? A part un type qui lui même doit l’être, j’arrive pas à me dire qu’on puisse accrocher avec ce genre de titre . J’en ai même un peu voulu à l’auteur de s’être loupé de ce côté la, mais c’était sans compter sur son talent.

Un mec capable d’écrire un tel livre peut se permettre tout ce qu’il veut. Son talent parle pour lui, il peut limite ne pas lui en donner de titre à son bouquin j’suis sûre qu’il en aurait vendu tout autant.

Il y a des personnes capables de changer votre vie, des événements aussi et il arrive parfois que ce changement puisse venir d’une chose qui au départ a l’air insignifiante.

Je vous demande donc d’ouvrir vos cœurs et je ferais le maximum pour parler au mieux de ce livre qui n’est pas qu’un simple roman qu’on lit et qu’on balance au dessus d’une pile de magazines.

Il est le début d’une aventure enrichissante que nous allons vivre en même temps que le héro qui nous poussera à notre tour à ouvrir les yeux face aux signes que la vie nous offre si nous y sommes attentifs.

L’histoire

Santiago, berger et héro principal vit une vie commune à tous les bergers. Un homme solitaire qui passe le plus clair de son temps avec son troupeau, et qui sans surprise, gagne sa vie en vendant la laine de ses moutons.

Cependant, Santiago a une particularité que peu de bergers ont : la passion de la lecture et l’envie de découverte, en particulier, la découverte du monde.

C’est d’ailleurs parce qu’il était en quête du monde qu’il annonça à ses parents son envie de devenir berger, lui qui était supposé devenir prêtre et redorer le blason d’une famille pauvre de par son savoir des langues tels que le latin, l’espagnol ainsi que la théologie.

Toute l’histoire de Santiago va commencer à partir d’un rêve. Un rêve où il voit un trésor enfoui au pied des Pyramides. Un rêve qui deviendra l’objectif premier de cet homme qui abandonne famille, métier ainsi que la sécurité de la routine que la vie lui offrit jusqu’à présent pour suivre ce qu’il appellera « sa légende personnelle » .

Il vivra des moments de doute, des moments où l’atteinte de son objectif lui apparaîtra presque irréalisable mais malgré les épreuves, il ne laissera jamais tomber car comme il le dit : « C’est justement la possibilité de réaliser un rêve qui rend la vie intéressante »

Au fur et à mesure de son avancée, il croisera une multitude de personnes qui l’aideront à atteindre sa légende personnelle car d’une certaine façon, ils faisaient eux aussi partie du script de sa vie.

Il restera tout au long de son épopée à l’écoute des signes que lui enverra la vie mais aussi et surtout à l’écoute de son cœur « Personne ne peut fuir son coeur, c’est pourquoi il vaut mieux écouter ce qu’il dit »

Un homme qui, durant 187 pages, n’aura pas peur de se remettre en question et acceptera de recommencer une nouvelle expérience à la fin de la précédente.Le plus important pour lui sera de vivre le moment présent sans qu’il n’en laisse s’échapper un instant. Un homme qui par dessus tout, apprendra à ne plus vivre cloîtré dans le train train sécurisé dans lequel il s’était enfermé.

L’ouverture d’esprit qu’il finira par acquérir lui apprendra une sagesse de plus qu’il exprimera par ces mots : « Tout ce que nous craignons, c’est de perdre ce que nous possédons, qu’il s’agisse de notre vie ou de nos cultures. Mais cette crainte cesse lorsque nous comprenons que notre histoire et l’histoire du monde ont été écrites par la même Main »

Conclusion

J’ai lu ce livre plusieurs fois et vous voulez savoir à quel moment ? A chaque fois que je me tournais autour sans savoir ce que je voulais, comment je le voulais et si je le voulais. En gros, les moments de loose.

Bien sûr, le fait de le lire ne m’a pas fait prendre un baluchon ni même choper 3 moutons pour être à mon tour une Santiaga à la recherche d’un trésor vu en songe, mais il me rappela que la vie ne serait pas constamment la même telle une ligne droite définitive.

Les moments de perdition ne sont là que le temps d’un instant, le tout est de savoir quand passer d’une voie à une autre et surtout de trouver la façon de le faire.

Cet homme qui vit et surtout accepte de vivre de « sa légende personnelle » n’a fait que se retrouver là où sa légende l’a guidé et posé parce que vivre, c’est expérimenter et non pas penser au sens de la vie.

A travers les différents pays qu’il découvre, les différentes rencontres, les différentes sensations, Santiago ne fait que découvrir l’homme qu’il est et ce qu’il ignorait de lui lorsqu’il était seul avec ses brebis, enfermé dans ses livres.

Un voyage anodin qui sans que son intention de départ ne soit l’envie de cheminer à l’intérieur de lui même, le poussera finalement à se poser des questions sur la vie et sur ce qu’il est.

N’oubliez pas, cette histoire commence avec un berger et se termine avec un homme qui aura été au bout de sa légende personnelle ce qui aura fait de lui ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre. Certaines choses dans la vie se doivent d’être vécues mais ne peuvent être expliquées.

Ce qu’en a pensé Hanifa :

C’est un livre qui m’a vraiment plu et dont j’ai pris beaucoup de plaisir à lire et découvrir. C’est vraiment une lecture qui plaira à tout le monde, des amateurs de romans aux anti-romans comme moi lol!

[…] Ainsi en parcourant cette lecture, que l’on pourrait qualifier de réflexive, Paulo Coelho offre aux lecteurs un véritable outil d’introspection. En effet, Santiago tout au long de son voyage et de ses multiples rencontres, connaîtra des difficultés …. et des souffrances et ne trouvera pas le trésor que lui avait prédit la vieille gitane. Mais paradoxalement, il apprendra et développera au cours de ces épreuves, de nombreuses vertus telle la patience, l’observation, la méditation, la connaissance de soi, des autres, la prise de décision….Il prendra conscience en fin de voyage et, notamment avec la rencontre du personnage clé qu’est l’alchimiste, du VRAI trésor, que Paulo Coelho appelle « sa légende personnelle ».

[…] C’est une lecture qui nous offre un regard vraiment positif sur la vie, dans le sens où il encourage le lecteur, via le personnage de Santiago, à se questionner, à mobiliser le potentiel dont il dispose et dont chacun dispose d’ailleurs ! C’est un ouvrage très intéressant et écrit dans un style et vocabulaire simples, ce qui rend cette lecture vraiment accessible à tout le monde. Franchement à la lecture de ce livre on ne peut que comprendre qu’il s’agisse d’un best-seller au succès mondial. C’est vraiment encore un livre à avoir dans sa bibliothèque.

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