NOTE : Cette chronique vous est proposée par Omar L’Entrepreneur Musulman

Je viens de traverser un DIP, j’ai eu énormément de mal à pondre cette chronique lol. C’est quoi un DIP me direz-vous ? Un DIP c’est un défi, une montagne à gravir. Quand j’ai dit à Sami que j’étais en panne sèche, zéro inspiration, il m’a donné ce conseil « Fais une activité manuelle, genre une salade de fruits que tu découpes toi même et ça ira in cha Allah« , vous vous dites « encore un dingue du jeu Fruit Ninja » mdr 🙂

 

Finalement je n’ai pas pu jouer à fruit ninja vu que j’avais pas de fruits sous la main, j’ai plutôt avancé sur d’autres projets personnels qui traînaient, jusqu’à ce que je vois passer sur Facebook le nouvel article d’Autourdelihssane sur Musulman Productif ! Et franchement après l’avoir lu je me suis dit y a pas moyen ! je ne peux pas rester comme ça sans rien écrire, il faut absolument que je la fasse cette chronique, surtout que je m’étais engagé sur une date.

 

Pour revenir au DIP vous l’avez tous connu, après la phase d’enthousiasme des débuts d’un projet, vient la lente descente de la motivation, puis la douloureuse remontée ! Le DIP, c’est lorsqu’on s’apprête à remonter, lorsque l’on n’a plus l’enthousiasme et la motivation du début, mais que nos projets doivent tout de même avancer car la récompense finale est trop importante pour être abandonnée.

 

L’auteur : Seth Godin, est l’un des professionnels du marketing les plus prisés d’internet, ses livres sont des best sellers, je pense par exemple à « La vache pourpre : Rendez votre marque, vos produits, votre entreprise remarquables ! » ou encore « Tous les marketeurs sont des menteurs : Tant mieux, car les consommateurs adorent qu’on leur raconte des histoires » pour les connaisseurs parmi vous.

 

Les enseignements du livre peuvent être mis en pratique par tous, que l’on soit un entrepreneur du web, un salarié en quête d’une promotion, ou une femme au foyer qui veut se remettre au sport. Le DIP est un petit livre d’une centaine de pages qui se lit très vite, je l’ai lu en une heure 🙂

 

D’ailleurs, exceptionnellement, vu qu’il est très court il n’y aura pas de résumés par chapitre mais un résumé du livre entier.

 

Le livre : Le DIP : Un petit livre qui vous enseignera quand renoncer (et quand persévérer)

 

Le bouquin commence avec ces mots : « L’ancien adage est faux – il arrive aux gagnants de renoncer et à ceux qui renoncent de gagner ».

 

Seth Godin décrit trois situations qu’il est possible de rencontrer dans tout projet :

– Le DIP = le défi, il faudra consentir beaucoup d’efforts pour parvenir au résultat final, c’est un long marathon au bout duquel une grande récompense nous attend

 

– La falaise = la chute après une ascenscion, en avançant on pense que les choses s’améliorent jusqu’au jour où tout s’écroule soudainement

 

– La voie sans issue ou le cul-de-sac = la voie que la plupart des gens prennent, une fois un plateau atteint il devient impossible de progresser, on stagne et on fait du sur-place, ce qui est synonyme d’échec si on le compare à la falaise sauf que ça aura été moins douloureux

 

Le DIP doit être considéré comme une opportunité de devenir le meilleur du monde, la plupart des gens se contentent de la médiocrité et ne relèvent pas de grands défis, ils font « comme tout le monde ». Les bénéfices à être le meilleur n’ont aucun rapport avec les bénéfices d’être second, généralement le premier devance de très loin le second. Les gens n’ont pas le temps et ne veulent pas courir beaucoup de risques, donc quand ils ont besoin d’une chose, ils iront toujours vers « L’homme de la situation ». C’est aussi simple que cela. Être à la première place pour un entrepreneur procure des bénéfices considérables. Une étude a été faite sur les crèmes glacées, quels goûts sont les plus prisés ? Voici le graphique obtenu : Comme vous pouvez le voir, la première place pour le goût vanille se démarque très largement de la seconde qui est le chocolat, et c’est ainsi quasiment partout et dans tous les secteurs sauf exceptions.

 

Lors de la restructuration de General Electric, son directeur Jack Welch prit une décision sans appel : tout secteur d’activité dans lequel l’entreprise ne pourra pas être en première place sera abandonné. C’est là que le renoncement prend tout son sens : il s’agit d’un renoncement stratégique, et non d’une quelconque peur. Ça rejoint complètement la loi de Pareto qui dit que 80% des conséquences sont produites par 20% des causes, il faut donc parfois savoir abandonner des marchés pas assez porteurs, des produits pas assez rentables, ou des projets pas assez ambitieux, pour se concentrer sur ceux qui apporteront un maximum de bénéfice une fois hissés à la première place.

 

Être le meilleur du monde ne veut pas dire être le meilleur dans l’absolu, il faut comprendre que le monde n’est pas uniforme, il existe autant de mondes que de personnes. Le marketing de masse n’est plus d’actualité, aujourd’hui le ciblage et la segmentation des marchés sont devenus la règle d’or. En réalité il n’est pas difficile d’être le meilleur du monde quand on considère que le monde qu’on cherche à conquérir est le monde des habitants d’une petite ville de quelques milliers d’habitants, ou d’un petit quartier, voire parfois juste d’une rue !

 

Si le DIP offre cet avantage de pouvoir être le meilleur c’est à cause des difficultés qu’il nous fait traverser, la rareté se paie ! Une fois au sommet vous pourrez faire payer la rareté d’avoir surmonté des épreuves que très peu ont réussi à dépasser. C’est pour cela qu’un expert sera toujours bien payé, peu importe son domaine d’expertise. C’est aussi pour cela qu’un sportif de haut niveau qui dépasse un record sera adulé et rentrera dans l’histoire, parce qu’il aura été plus loin que tout le monde dans l’exercice physique, alors qu’on se souvient rarement des seconds !

 

Je termine cette chronique par les derniers mots du livre :

Toutes nos réussites sont les mêmes, tous nos échecs aussi.

Nous réussissons lorsque nous faisons quelque chose de remarquable.

Nous échouons lorsque nous renonçons trop tôt.

Nous réussissons lorsque nous sommes le meilleur au monde dans ce que nous faisons.

Nous échouons lorsque nous nous laissons distraire par des tâches auxquelles nous n’avons pas le cran de renoncer.

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Notre avis personnel :

 

Les – :

  • La couverture cartonnée est trop rigide, ça me gêne

Les +++ :

  • Le prix
  • Très facile et rapide à lire
  • Conseils pertinents

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