Je ne sais pas pour vous mais pour moi la communication c’est une vraie galère. Plus on grandit, plus on connaît de mots, moins on sait quoi dire et surtout comment le dire.

Ça ne vous est jamais arrivé de discuter avec quelqu’un, d’avoir fait en sorte de bien exprimer vos idées et manque de bol, la personne en face n’a rien compris à votre message, pire encore, il se pourrait qu’elle ait compris de travers ?

Puis à l’inverse, on a fait en sorte de bien s’exprimer pour formuler une remarque de façon très courtoise, mais au final, on se retrouve avec quelqu’un qui n’a pas accepté le message.

Alors je vous le demande, où est le problème ?

 

Moi par exemple, il y a 2 situations où, je ne sais pas pourquoi, la remarque produit indéniablement un incident diplomatique.

Vous voulez connaître les 2 situations à risque ? Je vous les balance mais je compte sur vous pour me balancer les vôtres à la fin de l’article.

 

La première, c’est celle où j’ai quelqu’un au téléphone qui parle en rigolant tout le temps. Vous avez sûrement déjà vécu cette scène.

Au téléphone, la personne a le sourire jusqu’aux oreilles quand elle parle, cela se ressent dans son intonation et sa voix qui vire dans les aigus dé-gammés.

Le nombre de fois où j’ai eu droit à  « Y a quelque chose qui va pas ? » et quand je réponds « Bah non pourquoi ? c’est plutôt toi qui as l’air bizarre » elle dit « Nan je sais pas, t’as une petite voix, on dirait que tu tires la tronche »

Je ne comprends jamais cette remarque. Je ne savais pas qu’au téléphone on devait parler avec le sourire jusqu’aux oreilles pour dire tout et n’importe quoi. Déjà que parler au téléphone ça m’ennuie mais si en plus faut que je parle sourire aux lèvres en faisant des phrases longues et que je joue la bonne humeur de pacotille pour me calquer sur l’interlocuteur genre : « Allô ? Naaaaaaaaaaaaan c’est toiiiiiiiiiii ?! Wéééééééééééééééééé ça vaaaaaaaaaaaa et toiiiiiiiiii ? Trop cooooooooooooooooooool »

Pfiou!! sérieux c’est sans moi, trop d’énergie dépensée pour rien 🙂

Est-ce que ça veut dire que je suis de mauvaise humeur ? Pas du tout, si quelqu’un dans la rue me parle je vais pas lui dire « La rue Jean Jauuuuuuuuuuuuuuuuurès ? Ah ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiii c’est au feu rouge l) baaaaaaaaaaaaaaas ! Wéééééééééééééééééé bonne jouuuuuuuuuuuuuuuuurnée ! Vous parlez comme ça vous ?

Voici donc la première situation où quand je fais la remarque, je sais d’avance que cela ne va pas plaire.

 

Ensuite, il y a la fameuse question que je déteste le plus au  monde qui est « Alors t’as passé une bonne journée ? »

Celle là, je ne la supporte pas, elle a le chic de m’énerver.

Franchement est-ce que tous les jours, jusqu’à la fin de notre vie on va se taper cette phrase «  Est-ce que t’as passé une bonne journée ? »

Une journée c’est une journée, il n’y a rien de plus normal qu’une journée. Est-ce que je suis un héros de dessins animés pour que chaque jour il m’arrive un truc extraordinaire qui mérite que tous les soirs on me demande «  Est-ce que t’as passé une bonne journée ? » ??

S’il y avait un super truc t’inquiète, je t’aurais raconté sans que tu me poses la question. On ne va pas toujours raconter nos journées en détail quoi, c’est super ennuyeux.

Et voila qu’après cette malheureuse petite remarque, on se retrouve avec quelqu’un en face qui va bouder comme si j’avais eu le malheur de lui dire que son enfant était laid.

 

J’en reviens donc à : Où est le problème de communication dans tout ça ? Qu’est ce qu’on a le droit de dire et ne pas dire ? Doit-on s’abstenir de dire les choses pour le bien être émotionnel des autres ou doit-on plutôt apprendre à les dire mais d’une façon moins maladroite ?

En voyant ce livre  « Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) » j’ai tout de suite pensé à tous mes amis parias de la communication.

Oh oui, c’est vraiment des murs pour nous les sauvages de la communication alors voyons si ce livre nous apprendra 2/3 petits trucs pour pouvoir continuer à dire les choses sans qu’on nous taxe de personnages impolis.

 

Ce livre s’adresse à tout ceux et celles qui veulent améliorer leur façon de communiquer. Apprendre à communiquer ça vous tente ? Allez let’s go.

 

L’auteur :

Marshall Rosenberg, docteur en psychologie clinique, a été formé à la psychothérapie psychanalytique.

Il est le directeur de la formation du « Center for Noviolent Communication » qui est une organisation internationale qui offre des séminaires de communication dans trente pays y compris en France. D’ailleurs les Ateliers Des Parents proposés par Hind & Sami et inspirés de ceux de Adele Faber & Elaine Mazlish trouvent leur origine dans les travaux de Rosenberg sur la communication non violente.

 

Le livre : Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) : Introduction à la Communication Non Violente

 

Chapitre 1 : L’élan du cœur : Aux sources de la communication non violente

La CNV = La communication non violente , est un mode d’expression et d’écoute qui nous conduit à la générosité.

Ce mode de communication qu’on retrouve aussi sous le nom de « communication créative » ou «  communication empathique » repose sur une pratique du langage qui renforce notre aptitude à conserver nos qualités de cœur même dans des conditions éprouvantes.

 

Chapitre 2: Quand la communication entrave la bienveillance

Certaines façons de communiquer nous coupent de notre bienveillance naturelle.

Il sera question ici de s’attarder sur les modes de communication « aliénante »

 

Chapitre 3 : Observer sans évaluer

Séparer l’observation de l’évaluation est primordiale. Si on amalgame les deux, l’interlocuteur risque de se sentir critiqué.

Il s’agira dans ce chapitre de traiter de cette première composante de la CNV

 

Chapitre 4 : Identifier et exprimer les sentiments

Seconde composante de la CNV : Exprimer ce que l’on ressent.

Il sera détaillé l’importance de faire la distinction entre les sentiments et les pensées. Nous aurons droit à une liste de mots qui nous aideront à exprimer au mieux un sentiment bien précis.

 

Chapitre 5 : Prendre la responsabilité de ses sentiments

Se trouve ici la troisième composante de la CNV qui consistera à identifier l’origine de nos sentiments et les quatre façons dont nous pouvons accueillir un message négatif que quelqu’un nous adresse.

 

Chapitre 6: Demander ce qui contribuera à notre bien-être

Quatrième composante de la CNV qui porte sur ce que nous voudrions demander aux autres pour que notre vie soit plus conforme à nos souhaits.

Demander de façon concrète, avec un langage précis pour ne pas semer la confusion que ce soit pour nous adresser à une personne mais aussi à un groupe.

 

Chapitre 7 : Recevoir avec empathie

Ce chapitre nous aidera à nous intéresser à la façon de recevoir avec empathie les sentiments, besoins et demandes des autres.

Cette phase s’appelle « écoute empathique »

 

Chapitre 8 : Le pouvoir de l’empathie

Comme son titre l’indique, nous verrons ici tout ce dont est capable l’empathie telle que :

–        L’empathie qui guérit

–        L’empathie et la capacité d’être vulnérable

–        L’empathie pour désamorcer le danger

–        Accepter un refus avec empathie

–        L’empathie pour redonner vie à une conversation

–        L’empathie pour le silence

 

Chapitre 9 : Exprimer pleinement la colère

Le thème de la colère sera le sujet de ce chapitre. Elle permet de mettre en pratique plusieurs aspects du processus de la CNV

Il sera important de différencier les causes et les facteurs qui la déclenchent.

 

Chapitre 10 : L’usage de la force dans un but de protection

Quand est-ce que le recours à la force devient inévitable ?

Seront abordés ici les exemples de force répressive ainsi que l’utilisation de la force dans le but de se protéger avec pour intention d’éviter les dommages corporels ou injustices mais jamais a amener une personne à souffrir.

 

Chapitre 11 : Se libérer et apporter un soutien à autrui

Il y a pas mal de choses que nous avons assimilées par le biais de notre éducation qui peuvent, parfois, s’avérer destructrices.

Notre but sera de reconnaître les pensées ou besoins à l’origine de nos sentiments et à être plus conscient du conditionnement culturel qui nous influence.

C’est ce que ce chapitre nous aidera à faire avec comme points principaux :

–        Résoudre les conflits intérieurs

–        Reconnaître les choix cachés dans tout ce qu’on fait « parce qu’il le faut »

–        Soigner notre environnement intérieur.

 

Chapitre 12 : Exprimer sa reconnaissance ( en communication non violente )

La CNV nous invite à faire part de ce qu’on apprécie et de manifester notre appréciation pour le plaisir et non pour manipuler.

On y verra dans ce dernier chapitre les trois composantes d’un remerciement.

 

Bienheureux sont ceux qui maîtrisent l’art de la communication car ils auront là toutes les chances de réussir leur vie sociale.

Après avoir lu ce livre, c’est la seule et unique phrase qui me soit venue en tête  🙂

———————————————

 

Notre avis personnel :

 

Les – :

  • A part le fait que l’auteur s’attarde parfois un peu trop en explication quand cela n’est pas toujours nécessaire,je n’en vois pas d’autre.

 

Les +++ :

  • Les dialogues et les mises en situation pour nous faire comprendre les différentes étapes de la CNV
  • Après chaque chapitre on trouve un petit résumé de ce qui a été traité
  • Complet

Ce livre vous intéresse, aidez-nous en l’achetant chez Amazon :