Note : Cette chronique vous est proposée par Omar L’Entrepreneur Musulman

 

Le ton est donné dès le titre, les lecteurs de ce livre seront peut-être les dirigeants d’entreprises multimillionnaires de demain 🙂 Honnêtement ça ne suffira pas à devenir un Steve Jobs version frère muz lol, le livre jette les bases de la pensée entrepreneuriale sans entrer dans les détails.

C’est un livre qu’on lit plutôt lorsque notre esprit entrepreneurial se réveille sans savoir où ça mène, il permet de prendre position une fois pour toutes et de faire enfin le grand saut.

 

Qui n’a jamais entendu un frère, une soeur, un pote, un collègue dire « Y a pas mieux que de se mettre à son compte, j’en ai marre de taffer comme un esclave ! » mais que cette personne reste dans cet état sans jamais agir ? Ce qui paralyse les gens c’est la peur de l’échec, nous avons été conditionnés depuis notre enfance à ne pas prendre de risque, alors que le seul moyen de gagner c’est de tester, échouer, recommencer, retester, jusqu’à la réussite ! (je vous renvoie vers cet excellent article d’autourdelihssane « Pourquoi a-t-on peur de l’échec alors que c’est l’un de nos alliés ?« )

 

Ce qui différencie l’employé de l’entrepreneur réside principalement dans la prise de risque (calculée bien sûr, il ne nous est pas demandé de faire des folies lol). Le simple fait de s’autoriser l’échec permet de libérer son imagination et de se rendre compte que certaines choses ne sont pas si difficiles, souvent il suffit de se former et de pratiquer. C’est comme faire du vélo, on est tous passé par là, on tombe, on réessaye, on retombe, puis vient le jour où on ne fait même plus attention à ce qu’on fait, et là ça devient aussi simple que la marche, on prend du plaisir à faire du vélo !

 

La pensée entrepreneuriale est traitée dans ce livre autour de 10 leçons que le père riche de Robert Kiyosaki lui a donné (son père biologique, lui, est pauvre, tout le long du livre il nous parle des deux et de leurs différences, un entrepreneur riche et un employé pauvre), chaque leçon se terminant par un commentaire de Sharon Lechter.

 

L’auteur :
Robert Kiyosaki est un businessman hawaïen et un auteur à succès, il a écrit plus de 18 livres dont 3 ont été dans le top 10 des livres les plus vendus dans le Wall Street Journal, USA Today et le New York Times, le plus célèbre étant « Père riche, père pauvre »

 

Parti de rien et élève médiocre, il a créé sa première entreprise à l’âge de 9 ans ! Il a appris l’art d’entreprendre non pas à l’école en passant un diplôme, mais par l’expérience. Il explique dans ses livres à combien d’échecs il a du faire face avant que son expérience ne soit suffisamment forte pour réussir. Il a créé la « Rich Dad Compagny » avec Sharon Lechter, dans le but de vulgariser et rendre accessible à des non initiés les principes de la gestion de l’argent, ce qu’on appelle « Cash Flow ».

 

Le livre : Avant de quitter votre emploi : 10 leçons pratiques que tout entrepreneur devrait connaître s’il veut ériger une entreprise multimillionnaire

Introduction
Globalement ce qu’on peut en retenir c’est que les employés ont un mode de vie axé sur la sécurité de l’emploi et de leur salaire, ils veulent un emploi régulier et une paie régulière, dans leur balance la sécurité pèse plus lourd que la liberté.

 

L’entrepreneur au contraire préfère la liberté, la sécurité de ses revenus passe en second plan. L’entrepreneur doit savoir comment dépenser son argent, car même s’il n’en a pas il doit faire preuve d’imagination pour progresser.

 

D’ailleurs l’une des meilleures définitions de l’entrepreuneuriat nous est donnée par Howard Stevenson (professeur à Harvard) qui a dit : « L’entrepreneuriat est une approche de la gestion que nous définissons ainsi : La volonté de concrétiser une opportunité, indépendamment des ressources disponibles au départ »

 

Leçon d’entrepreneuriat n°1 : Une entreprise prospère naît avant même sa création
Si ce chapitre pouvait se résumer en un seul mot, ce serait « planification ».

 

Les auteurs insistent beaucoup sur le fait d’être proactifs plutôt que réactifs. La proactivité c’est prévoir ce qu’il va se passer, anticiper, et prendre la voie qui nous évitera bien des soucis plus tard. La réactivité c’est agir une fois que les choses nous sont tombées dessus.

 

Bien sûr on ne peut pas tout prévoir, et dans ce cas la réactivité est nécessaire, mais malheureusement parfois la réactivité ne suffit pas, il est parfois trop tard pour agir, et dans ce cas la meilleure chose à faire c’est d’être honnête avec soi-même, d’analyser les causes de l’échec, ce sera une leçon que l’on assimilera et peut-être que nous serons proactifs la prochaine fois que ce problème pointera le bout de son nez 🙂

 

Dans ce chapitre, Robert Kiyosaki explique qu’Il y a 4 profils d’individus qui composent le monde des affaires :

  • Profil E : Celui qui tiendra ce discours « Je cherche un emploi stable assorti d’avantages sociaux qui garantira ma sécurité », il s’agit du profil de l’employé.

 

  • Profil T : Celui qui s’exprimera plutôt ainsi « Si vous voulez que les choses soient bien faites, faites-les vous-même », il s’agit du travailleur autonome ou du petit propriétaire d’entreprise.

 

  • Profil P : Celui qui est toujours à la recherche de gens compétents et de bons systèmes opérationnels, il ne souhaite pas nécessairement faire le travail lui-même, c’est le profil du propriétaire de grande entreprise, il peut diriger des centaines ou des milliers d’employés sur un vaste territoire, contrairement au profil T qui évoluera dans un terrain restreint où il pourra exercer un contrôle.

 

  • Profil I : Celui qui est à la recherche d’un profil T ou P intelligent à qui il pourra confier son argent pour le faire fructifier, c’est le profil de l’investisseur.

Et vous, à quel profil appartenez-vous ? 🙂

 

Leçon d’entrepreneuriat n°2 : Apprenez à tirer parti de la malchance

Dans ce chapitre Robert Kiyosaki nous relate ses erreurs et les leçons qu’il en a tiré.

Il décrit le processus entrepreneurial de cette manière :

1 – Fonder une entreprise
2 – Échouer et apprendre
3 – Trouver un mentor
4 – Échouer et apprendre
5 – Suivre quelques cours
6 – Continuer à échouer et apprendre
7 – S’arrêter en cas de réussite
8 – Fêter sa réussite
9 – Calculer ses gains et ses pertes
10 – Recommencer le processus

[Note de Sami : Remarquez la place importante qu’occupent l’échec et l’erreur]

 

Sharon Lechter, quant à elle, résume cette leçon au fait de se lancer aussitôt que le travail de planification dispose d’assez d’éléments pour nous permettre d’aller de l’avant.

Lorsque c’est la planification qui nous paralyse, lorsque nous essayons de prévoir tout dans les moindres détails, ce n’est plus de la planification mais du perfectionnisme à outrance qui ne fait que bloquer le futur entrepreneur qui sommeille en nous. Ce perfectionnisme cache en réalité une peur de l’échec, une peur de mal faire.

Le conseil en substance c’est de se lancer dès qu’on a un minimum d’éléments, on teste, on évalue, on change de stratégie si nécessaire, on s’améliore, on reteste, etc…

 

Leçon d’entrepreneuriat n°3 : Faites la distinction entre votre emploi et votre travail

Robert Kiyosaki définit le travail comme un processus d’apprentissage, il fait une analogie avec les devoirs à l’école. L’emploi quant à lui n’est pas du travail dans le sens où on se borne à répéter les mêmes tâches, il n’y a pas d’apprentissage une fois la compétence acquise.

 

L’idée à retenir c’est pourquoi attendre une formation gratuite qui soit ne viendra jamais, soit au mieux sera de piètre qualité ? Lorsqu’il s’agit de notre formation, payer ou passer du temps pour acquérir une compétence est avant tout une question de valeur qu’on donne à l’éducation . Et si en plus ça nous rapporte de l’argent une fois ces compétences mises en pratique, pourquoi attendre ?

 

Ce chapitre se termine par le fameux triangle P-I, un visuel imaginé par le père riche de Robert Kiyosaki qui nous permet de mieux comprendre les fonctions de base d’une entreprise, avec l’explication de chacun de ces paliers.

 

Pour être un entrepreneur, il faudra donc se former un minimum à chacun des paliers du triangle P-I.

 

Leçon d’entrepreneuriat n°4 : Le succès dévoile vos échecs

Dans ce chapitre Robert Kiyosaki nous raconte comment il a développé son intelligence commerciale en dehors du parcours typique qui consiste à passer par une école de commerce et décrocher un MBA, et comment son premier succès a révélé les faiblesses de son projet.

 

Une autre grande leçon de ce chapitre est d’acquérir des compétences de base dans tous les paliers du triangle P-I, mais de se spécialiser dans un seul palier et d’y exceller, puis de s’entourer de personnes compétentes qui devront exceller dans chacun des paliers.

 

Leçon d’entrepreneuriat n°5 : Le processus est plus important que le but

Rien de mieux qu’un extrait pour vous faire comprendre la teneur de cette leçon :

Il y a de nombreuses années, un journaliste a demandé à Henry Ford, un milliardaire à une époque où la somme d’un milliard de dollars valait bien plus qu’aujourd’hui : « Que se passerait-il si vous perdiez tout ? »

M. Ford avait répondu : « je récupèrerais toute ma fortune en moins de cinq ans »

Si vous comparez la réponse d’Henry Ford et celle des gagnants à la loterie, je crois que vous comprendrez ce qui distingue le processus qui consiste à devenir millionnaire grâce à la chance, et celui qui consiste à le devenir grâce à l’entrepreneuriat.

Ce chapitre est donc axé sur la gestion de l’argent, comment le dépenser et le faire fructifier.

Peu importe nos objectifs, ce qui compte c’est qu’on ait les méthodes pour y arriver et qu’on les mette en pratique.

 

Leçon d’entrepreneuriat n°6 : Les meilleures réponses se trouvent dans votre coeur… et non dans votre tête

Ici il sera principalement question de saisir la différence entre les trois types de salaires :

  • le salaire concurrentiel (la loi du plus fort, le modèle gagnant-perdant)
  • le salaire symbiotique (la coopération, le modèle gagnant-gagnant)
  • le salaire spirituel (accomplir sa mission)

Robert Kiyosaki défend l’idée que la force et la longévité d’une entreprise réside dans le salaire spirituel qu’elle sera capable de donner à ses employés.

 

Lorsqu’une ou plusieurs équipes sont animées par une même mission, celle-ci représente un moteur qui fera tourner l’entreprise même en votre absence, car chacun se sentira responsable de l’accomplissement de cette mission.

Le salaire spirituel est donc obtenu lorsque l’on travaille non pas parcequ’on aime ça, mais parceque ce travail doit être fait et qu’intérieurement on se sente responsable de l’accomplissement de cette tâche.

 

Leçon d’entrepreneuriat n°7 : La portée de la mission détermine le produit

Comment passer de la petite entreprise à la grande entreprise ? Robert Kiyosaki explique que cela dépendra essentiellement de la mission. Si elle n’est pas assez forte, il y a fort à parier que la tentative de grandir se soldera par un échec.

 

Si la mission est assez forte pour supporter l’évolution de la petite entreprise en grande entreprise, l’entrepreneur devra déléguer ses propres tâches vu l’impossibilité d’assurer seul le contrôle sur des centaines ou des milliers d’employés répartis dans un vaste territoire.

 

Souvenez-vous dans la leçon n°1, le profil P ne cherche pas à tout faire lui-même, il doit être capable de transmettre sa vision des choses à d’autres, et faire en sorte qu’ils soient autonomes dans l’application de cette vision globale.

 

Leçon d’entrepreneuriat n°8 : Créez une entreprise qui offrira un produit ou un service unique

Robert Kiyosaki nous parle de la différence entre tactique et stratégie, la tactique étant l’objectif et la stratégie le plan pour y arriver.

 

Dans le monde de l’entreprise, la meilleure tactique consiste à fournir un produit ou un service unique, puis d’élaborer plusieurs stratégies pour rendre cette tactique réelle.
Un exemple donné est celui de Domino’s Pizza, dont la tactique était « une pizza prête en trente minutes ou moins », chose qu’aucun de ses concurrents (comme Pizza Hut) ne pouvaient promettre. Différentes stratégies ont alors vu le jour pour rendre l’objectif de Domino’s réel, le succès a alors été au rendez-vous.

 

Leçon d’entrepreneuriat n°9 : Le prix le plus bas n’est pas forcément le meilleur

Les prix peuvent toujours être classés dans trois catégories : le prix haut, le prix moyen, le prix bas.

 

Proposer le prix bas signifie avoir les capacités de faire face à une clientèle qui en veut toujours plus pour toujours moins cher, ce qui est très loin d’être évident même pour une grande société. On compensera la faible marge par le volume.

 

Le prix moyen quant à lui ne permet pas de se distinguer, le produit est alors noyé dans la masse, c’est le pire des trois prix.

 

Le prix haut a l’inconvénient de n’attirer que peu de clients, mais revêt l’avantage de n’attirer que des clients qui ont un réel intérêt pour le produit et offre une marge confortable.

 

Leçon d’entrepreneuriat n°10 : Sachez quand quitter votre emploi

Robert Kiyosaki termine le livre avec une série de conseils et de questions à se poser pour savoir si c’est le moment de quitter son emploi.

 

L’un de ses conseils est de créer une petite entreprise en parallèle de son emploi, le temps de se faire la main. En effet comment se familiariser avec ce monde sans y avoir mis les pieds ? C’est comme essayer d’apprendre à faire du vélo à partir d’un livre 🙂
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Notre avis personnel :

Les – :

  • On reste parfois sur notre faim à cause du manque de détails techniques

Les ++ :

  • Facile à lire même pour des novices
  • Le livre n’est composé quasiment que d’histoires personnelles de Robert Kiyosaki, on a ainsi plus de facilité à comprendre l’application de ces leçons dans la vraie vie

 

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